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Face à ce qui nous ébranle

mardi 2 juin 2015, par Sylvain

« Quiconque entend donc ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à l’homme prudent qui a bâti sa maison sur la roche ; la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable ; la pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande ».

Matthieu 7 :24-27

Nous avons sans doute tous lu ou entendu ce passage tiré de l’évangile de Matthieu, et nous en comprenons facilement la signification générale. Ne tombons toutefois pas dans le piège d’en faire une de ces évidences insidieuses qui nous confortent dans l’illusion de notre auto-suffisance, et étouffent notre désir d’aller plus en profondeur pour en saisir la véritable mesure ! 
Ainsi, qu’en est-il lorsque nous nous trouvons nous-mêmes concrètement dans des situations difficiles et douloureuses, ou si nous apprenons l’imminence d’une sérieuse menace ? Sur quel sol avons-nous fondé notre maison ? Comment sommes-nous préparés à faire face ? En qui plaçons-nous véritablement notre confiance ?
Et lorsque nous prions, combien de fois prions-nous pour que la pluie ne tombe pas sur nous, pour que les torrents ne débordent pas à nos pieds ou que les vents tempétueux nous épargnent ?
Eh bien oui, d’une certaine manière nous le faisons tous et c’est humain ! Mais au fond, n’est-ce pas illusoire pour ne pas dire un brin naïf ?
Car ici, Jésus nous dit bien qu’en ce monde, que nous soyons l’homme prudent ou l’homme insensé de la parabole, nous sommes exposés aux mêmes dangers.
Dans le texte en grec ou en latin, les deux formulations des trois phénomènes naturels sont identiques, (ce qui n’est hélas pas toujours le cas dans les traductions françaises). Cela n’est pas le fruit du hasard !
Ensuite, relevons que l’énumération desdits phénomènes ne comporte aucune supposition quant à leur survenance. Au contraire, tous les trois se sont déjà produits contre les maisons de ces deux hommes.
La différence se joue donc ailleurs ; en profondeur, par delà le visible.

Comme nous le montrent de très nombreux exemples dans la Bible, notre attachement au Père, aussi grand fut-il, ne nous préserve pas de toute épreuve, loin s’en faut. Par contre, il peut nous procurer des clés de lecture de ce qui nous arrive, et surtout nous invite à nous rapprocher humblement de l’Éternel, à nous confier en lui en toutes circonstances, et à nous ouvrir aux transformations intérieures qu’il souhaite opérer en nous pour notre bien suprême et pour le bien de ceux qui, autour de nous, peuvent en être les témoins et les bénéficiaires.

Il y a quelque temps, j’ai écouté une prédication du pasteur québecois Claude Houde (de l’église Nouvelle Vie à Longueuil) autour de la prière du roi Ézéchias dont nous trouvons le récit au chapitre 19 du 2e livre des Rois. Ce message m’a paru d’une grande pertinence et j’ai eu à cœur de vous le partager.

J’encourage vivement tous ceux que le style ou certaines formulations pourraient éventuellement déranger, à essayer d’en faire abstraction afin de ne pas se priver des réelles richesses qui se trouvent dans ce message.

Bonne écoute !

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