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Cherchons d’abord...

jeudi 2 juillet 2015, par Sylvain

C’est pourquoi je vous dis : Ne soyez pas en souci pour votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus : la vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez aux oiseaux du ciel : ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni n’assemblent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup mieux qu’eux ? Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? Et pourquoi êtes-vous en souci du vêtement ? Étudiez les lis des champs, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que, même Salomon dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. Et si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est aujourd’hui, et qui demain est jetée dans le four, ne vous [vêtira-t-il] pas beaucoup plutôt, gens de petite foi ? Ne soyez donc pas en souci, disant : Que mangerons-nous ? ou que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous vêtus ? car les nations recherchent toutes ces choses ; car votre Père céleste sait que vous avez besoin de toutes ces choses ; mais cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine.
Matthieu 6:25-33

Le 6e chapitre de l’évangile de Matthieu est une véritable mine d’or ! Si vous ne me croyez pas, allez-donc y faire un tour et vous verrez !

Arrêtons-nous un moment sur un passage, vers la fin de ce chapitre, où le Christ nous dit : Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice.

Elle n’a l’air de rien cette petite phrase, et pourtant ! Quel sens a t-elle concrètement pour nous aujourd’hui ? et qu’en faisons-nous ? Est-elle complètement périmée ou conserve-t-elle toute sa pertinence ?

Lorsque, pris par nos multiples occupations quotidiennes, nous ne prenons plus le temps ni n’éprouvons la soif nécessaires pour faire grandir notre foi, ou cultiver notre relation avec notre Seigneur et Sauveur, nous ne nous en rendons malheureusement pas compte, mais nous devenons les acteurs d’une forme d’idolâtrie.
Évidemment, si ce mot n’évoque en nous que des peuplades lointaines vénérant des statues de bronze, l’expression peut paraître déplacée. Pourtant, les amis, c’est bel et bien, ici aussi, d’idolâtrie qu’il s’agit. Car lorsque dans nos vies les choses de ce monde prennent le dessus sur celles du royaume de Dieu, et que notre attachement à ce que nous faisons supplante notre attachement au Père et détrône la confiance que nous sommes appelés à placer en lui, nous commençons alors à consacrer notre cœur à de mauvais trésors, nous engageant du même coup sur une voie qui se perd.

Mon expérience en la matière, qui s’est étalée sur une vingtaine d’années, m’a montré que ce processus de "déliquescence spirituelle" se met très discrètement en place, repoussant peu à peu notre esprit dans les tréfonds de notre être. Et cela se produit sans que nous nous en apercevions, car notre soif de la présence de Dieu diminuant en même temps que notre assiduité à le connaître et le servir, l’évaporation de notre spiritualité en devient alors quasiment indétectable. C’est le même principe que celui de la fable de la grenouille que l’on ébouillante petit à petit en augmentant insensiblement la température de l’eau dans laquelle elle est plongée.
Ainsi, de fil en aiguille, ce qui en nous a pu être nourri un temps par l’Esprit se trouve, au pire, réduit à néant et, au à peine moins pire, remplacé par quelque chose de "charnel", de cérébral, voué à terme à un dessèchement naturel résultant de la déconnexion de la source de Vie.

Or, dans le monde industrialisé et paradoxalement hyper connecté dans lequel nous évoluons aujourd’hui, un monde focalisé sur la performance, sur une certaine forme de réussite, et où le plaisir est affiché en permanence comme une des choses les plus importantes à rechercher, ce piège, aussi sournois que mortel, est extrêmement répandu.

Alors, souvenons-nous de cette parole de l’apôtre Pierre qui nous rappelle que si nous appartenons à Dieu, nous ne sommes pas de ce monde :

Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.
1 Pierre 2:11

Cependant, tout en n’étant pas de ce monde nous avons tous une place à y tenir. Ainsi, je crois que si Dieu nous a créés chacun avec des aptitudes particulières et avec des centres d’intérêt qui nous sont propres, c’est pour que nous puissions, tout en cheminant et grandissant, y mettre en pratique les principes de Vie qu’Il nous a transmis et dont Il nous appelle à être les témoins dans le monde.
Autrement dit, je crois que l’intention et l’attitude de cœur que nous mettons dans tous nos actes sont encore plus importantes que les actes eux-mêmes.

En cherchant premièrement le royaume de Dieu et sa justice, nous faisons le choix essentiel de la Vie, nous nous mettons d’abord en marche à la recherche de l’Éternel et à la suite du Christ.
Malgré le brouhaha assourdissant qui nous entoure, nous disposons notre esprit à écouter le murmure de sa voix, préparons notre cœur à laisser son Esprit inspirer nos pensées, guider nos désirs et accorder notre volonté à la sienne.
Et c’est ensuite avec un cœur et une intelligence renouvelés que nous pouvons entrer en action dans tous les domaines de nos vies, en mettant de l’amour dans tout ce que nous faisons, devenant des témoins en mesure de goûter, et faire goûter, à la paix et à la joie véritables.

Sylvain

Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance, par la puissance du Saint-Esprit.
Romain 15:13